La famille Boudier : Une belle famille d'enseignements dieppois
(voir le texte)
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Hommage particulier à
André Boudier
(1880-1964)
qui assura courageusement pendant la dernière guerre, la protection des archives et des collections de la bibliothèque de notre ville.
Il mit toute son existence au service de l’enseignement, de la musique, de l’histoire.
Directeur d’écoles primaires, vice-président des Amys du Vieux Dieppe (qu’il reconstitua à la Libération, fin 1944, avec Georges Guibon),
Directeur de la Bibliothèque municipale, il fonda les « Amis du Musée » et les « Amis du Fonds ancien », au sein des Amys du Vieux Dieppe.
Déjà titulaire de la Croix de Guerre, il reçut le 27 septembre 1958, à Dieppe, pour 41 ans de services civils et militaires, la Légion d’Honneur des mains de Jean Watteau, Gouverneur de la Banque d’Algérie, et ancien maire de Dieppe.
Le nom d’André Boudier a été donné à un groupe scolaire de Janval-Caude Cote.
Membre de la section permanente de la Commission des Sites et Paysages de notre département.
Membre de la Commission départementale des Antiquités de la Seine Maritime.
Président-Fondateur du Comité de documentation historique de la Marine marchande (Arrondissement de Dieppe).
Il a laissé une vingtaine de plaquettes sur l’histoire de notre ville et des articles fort nombreux dans la presse locale et régionale.
Son ouvrage « Dieppe et la région à travers les âges » est aujourd’hui, rare et recherché malgré deux éditions.
Membre du Comité départemental pour la recherche et la publication des Documents Economiques de la République Française.
Musicien, compositeur de musique, il est l’auteur de plusieurs recueils de chansons populaires et de chants scolaires et pour la Jeunesse.
Directeur du Cercle Vocal mixte Camille Saint Saëns (1929-1934).
Fondateur de la société Chorale et d’Éducation populaire, « Renaissance de Luneray » (1920-1929).
Fondateur à Luneray du « Cercle artistique et Théâtral de la Renaissance » (1923-1929).
Administrateur de la Caisse d’Epargne Ecureuil de Dieppe.
Pour faire connaître les chansons anciennes sur Dieppe et la région, iI organisa plusieurs « Thés Musicaux » fort appréciés.
André Boudier né à Bacqueville-en-Caux le 9 décembre 1880, mourut en son domicile dieppois, 27 rue des Fontaines, le 23 février 1964.

Juillet 1939, on se prépare à Dieppe, à commémorer le 150ème anniversaire de la Révolution mais l’ambiance politique avec l’Allemagne est préoccupante.
En septembre, c’est la guerre et nos édiles dieppois ont d’autres préoccupations qu’à penser aux archives. Le bibliothécaire, Georges Freycenon, laissera Dieppe en 1940 avec sa famille, pour VézelIes, en Saône-et-Loire.
Par la “Vigie de Dieppe”, on apprenait le 7 février 1941, que Jules Martin, bibliothécaire-adjoint, venait d’être nommé par arrêté du maire, Bibliothécaire et que le Bibliothécaire-adjoint devenait André Boudier. A cette époque, les archives de la ville avec la bibliothèque municipale se trouvaient dans les bâtiments de l’ancien musée, rue de l’Hôtel de Ville, devenue depuis rue Commandant Fayolle, emplacement du Casino de nos jours.
Il fallut le bombardement de cet Hôtel de Ville, le 18 mai 1941, pour que les documents et les ouvrages soient précipitamment évacués. Après un court séjour dans les souterrains du vieux Château, une partie des richesses fut déposée dans les salles du château de Vaux, en Eure-et-Loir. L’autre partie, plus importante, trouvait un refuge dans l’établissement sinistré des Petits-Flots, 41 et 43 rue d’Ecosse, dans l’ancienne chapelle. Les transferts se firent sous le contrôle minutieux des deux bibliothécaires, Jules Martin et André Boudier, et du personnel des services techniques municipaux qui permirent une installation improvisée pour assurer le service de prêts et la consultation sur place.
Après la Libération, dès 1945, la Bibliothèque reprenait son essor.
André Boudier, Directeur, accordait alors au journaliste dieppois Marius David, une interview, pour la Presse. Les livres et les archives avaient trouvé un refuge, rue d’Ecosse, dans les anciens locaux des Petits-Flots. Dans trois pièces, 20.000 ouvrages sont entassés sur des rayonnages de fortune.
André Boudier se souvient encore : « En Septembre 1939, dit-il, un important dépôt d’archives et d’ouvrages est effectué dans les souterrains du vieux château. Le 18 mai 1941, des bombes tombent sur l’Hôtel de Ville mais si l’immeuble est sérieusement endommagé, la bibliothèque n’avait subit que quelques dégâts. Les livres quoique dans le plus grand désordre, n’avaient pas soufferts, mais certes de nouvelles mesures de sécurité s’imposaient. Le 10 juin, on évacuait toujours au vieux château, 22 caisses contenant en particulier, de nombreux manuscrits, et le 11 novembre, 50 autres caisses prenaient le même chemin. Mais en 1942, les troupes allemandes d’occupation exigent que nous retirions nos dépôts du vieux château. Le 22 juin, 84 caisses confectionnées spécialement, sont transférées dans le château de Vaux, en Eure-et-Loir. Tout ce que nous avons de plus précieux est donc hors de Dieppe. Mais il restait quelque 20.000 ouvrages. On ne pouvait songer à les laisser à l’Hôtel de Ville, partiellement effondré. C’est alors qu’on les entreposa dans un bâtiment encore en état, celui de l’orphelinat des Petits Flots.
« Mais les collections n’étaient pas intactes. Le dépôt du château de Vaux est toujours en excellent état. Rien à craindre de ce côté. Par contre, nous avons à déplorer la perte totale de 1.668 ouvrages emmagasinés dans la tour du vieux Saint Remy, tour que les troupes allemandes détruisirent avant leur départ, le 31 août 1944. Jamais, les Allemands ne nous ont autorisés à retirer ce dépôt. Fort heureusement, presque tous les livres ainsi perdus étaient doubles ou des publications peu consultées. Mais nous avons subi une autre perte, plus sérieuse. Plusieurs journaux, des revues de l’année 1938, se trouvaient au moment de la déclaration de guerre à Yvetot, pour y être reliés. Ils furent anéantis lors du bombardement de cette ville, les 8 et 9 juin 1940 ».
André Boudier, Directeur, écrivait en 1945, dans un bulletin des Amys du Vieux Dieppe : “Notons aussi qu’un catalogue de gravures et d’estampes est en préparation, qu’un nouveau classement et inventaire des Lettres autographes est entrepris ; qu’un Catalogue complet de nos Manuscrits va être imprimé par les soins du Ministère et qu’enfin, le Catalogue général de nos Archives anciennes est en bonne voie de rédaction.”
La Bibliothèque et le Fonds ancien sont désormais ouverts au public, et les étudiants surtout, les fréquentent en grand nombre. Claude Féron vient alors en renfort seconder André Boudier. Les statistiques de 1949 précisent que la Bibliothèque a reçu 2.252 visiteurs qui ont consulté sur place plus de 4.000 livres, sans les usuels, dictionnaires, manuels, encyclopédies, revues et autres. D’autre part, 400 lecteurs, avocats, docteurs, membres de l’enseignement, des Amys du Vieux Dieppe-Amis du Fonds ancien et local, ont emprunté 9.033 volumes. En février 1950, la Bibliothèque met à la disposition des chercheurs un fonds de 40.000 collections et ouvrages. Installée précairement dans les locaux d’un orphelinat sinistré, la Bibliothèque est dirigée par André Boudier, avec sa femme chargée du contrôle des prêts, Claude Féron, et le “Père Vallée” qui se tient à la disposition des lecteurs pour aller chercher dans les rayons les ouvrages sollicités.
Il faut signaler les dons, nombreux, à cette époque. Nous citerons seulement celui d’André Vercnocke, Amys du Vieux Dieppe, qui a bien voulu offrir à la bibliothèque, la collection de l’ancien journal dieppois « L’Avenir”. Pierre Biez, maire, lui adresse à ce sujet, une lettre de remerciements datée du 28 août 1950.
Toujours en 1950, le nombre de lecteurs a été de 3.322, lesquels compulsèrent ou empruntèrent 13.549 ouvrages. L’actif et compétent bibliothécaire, André Boudier, tient également à l’enrichissement de la Bibliothèque et toujours pour cette année-là, 260 volumes ont été envoyés par l’Etat et 66 ont été offerts par des auteurs ou des particuliers “Amis de la Bibliothèque”- Amys du Vieux Dieppe. Les acquisitions ont porté sur 609 ouvrages.
En 1952, est signalée une importante récupération : la correspondance de Camille Saint-Saëns à son cousin Léon Letellier grâce à Jacques Guillouet, conservateur du Musée mais aussi à André Boudier. Il s’agit de deux liasses - 196 lettres de Léon Letellier à Camille Saint-Saëns et 159 lettres de Camille Saint-Saëns à Léon Letellier - qui sont ainsi réunies à la Bibliothèque. Paris-Normandie du 17 octobre 1952 a relaté le fait.
Mais derrière les rayons, les murs vétustes déversent leurs plâtres sur les ouvrages, compromettant leur conservation. La salle de lecture a bien besoin d’un “coup de peinture” et pendant quelques semaines, à la fin de l’année 1954, des travaux sont entrepris. La Bibliothèque ferme quelque temps pour rouvrir ses portes le 6 janvier 1955. Les lecteurs reprennent rapidement leur place autour des tables en ce lieu de travail.
André Boudier aménagea même une pièce pour les expositions. Il l’avait baptisée, « salle Camille Saint-Saëns ». On se souvient d’une présentation de belles reliures des XVIème, XVIIème et XVIIIème siècles provenant des collections de la Bibliothèque et, en 1958, celle des dessins d’Achille Bligny avec l’obligeance de Georges Lanfry, figure rouennaise. Ce dernier possède la presque totalité des œuvres d’Achille Bligny et il a bien voulu confier à André Boudier, les dessins, gouaches et aquarelles sur Dieppe. Entre temps le « père Vallée » est remplacé par Henri Dely pour ranger les ouvrages dans les rayons. Séduit par la reliure, Henri Dely s’est mis à en faire avec goût et selon le temps disponible.
Les 42.000 ouvrages sont répartis dans douze salles, plus ou moins en bon état, ce qui nécessite souvent des travaux d’appropriation pour mieux disposer les collections, de supprimer des rayonnages doublés et d’assurer un certain nombre de regroupements indispensables. André Boudier a même attribué un nom à ces salles : Ambroise Milet, Georges Lebas, Abbé Cochet, Nicolas Langlois, Alexandre Bouteiller, Camille Saint-Saëns, etc.
Mais une amorce de rue, côté boulevard de la Libération - la future rue du 8 mai 1945 - attend son prolongement vers la rue d’Ecosse, aux 41 et 43, à travers la propriété des Petits-Flots. D’autre part, la Sous-Préfecture attend avec impatience son agrandissement et les services des Ponts-et-Chaussées (aujourd’hui l’Equipement), devenus propriétaires des lieux, désirent reconstruire leurs bureaux, plus spacieux et mieux ensoleillés. Si bien qu’en début février de l’année 1962, on apprend que la Bibliothèque allait déménager avec ses 40.000 volumes et collections. Où l’installer ?
La Municipalité de l’époque avait pensé d’abord aux immeubles « Autran », rue de Sygogne, au Pavillon de Berry, rue de la Halle au Blé ou enfin, dans l’ancienne école Richard Simon (dans la rue du même nom).
L’ancienne chapelle des Petits-Flots fut enfin choisie. C’est là que la Bibliothèque, en attendant mieux, allait s’installer et à ce bâtiment, sera adossé un baraquement de bois destiné à la salle de lecture et de prêt. Les travaux d’aménagement de cette chapelle et du montage du baraquement furent achevés début juillet suivant. L’entrée de la Bibliothèque se fera désormais par l’amorce de la voie nouvelle, en attendant le nouvel Hôtel de Ville, d’ici quatre ou cinq ans. Ces solutions provisoires ne sont pas faites pour arranger les collections et toutes les richesses que la bibliothèque possède, et qui ne purent y être entreposées. A partir du 9 juillet 1962, la Bibliothèque est fermée au public pour permettre le déménagement vers la chapelle aménagée, ce qui dura jusqu’à fin septembre. Le transfert eut donc lieu assez activement.
Fin juin, l’entreprise Galiègue, de Rouen, était là, à pied d’œuvre, dans la cour attendant l’heure. Mais le vieil immeuble semblait résister, bénéficier d’un sursis. Les rayonnages métalliques commandés n’étaient pas encore arrivés mais ils ne pourraient tarder. Et le 31 août comme prévu, le déménagement était presque achevé. Certes le mobilier métallique n’était toujours pas livré mais un nouveau délai était accordé jusqu’à fin octobre. Il y eut une allée et venue de camions, de plus de 300 voyages et la mise en place des rayonnages demanda un mois d’installation.
Les démolisseurs s’emparèrent alors de la bâtisse qui avait autrefois abrité aussi le couvent des Ursulines, puis un hôpital militaire pendant la Révolution, et depuis 1873, l’orphelinat des « Petits Flots ». En septembre, la démolition battait son plein. Les immeubles en bordure de la rue d’Ecosse étaient bientôt arasés.
La réouverture de la Bibliothèque municipale dans ses nouveaux locaux a lieu le lundi 8 octobre, l’entrée étant au 26 bis boulevard de la Libération (aujourd’hui boulevard de Gaulle), au « fond de l’impasse ».
André Boudier venait de vivre toute une belle page de l’Histoire de la « Bibliothèque et du Fonds ancien » de notre Ville. Il avait voulu avant de se retirer, que la Bibliothèque ait rouvert ses portes aux chercheurs et aux lecteurs.
Pour des raisons de santé, il dnna sa démission le 31 octobre 1962.
André Boudier aura laissé la bibliothèque municipale de Dieppe comme « Maison » où l’on s’empresse de rendre service avec intelligence et complaisance. Il est normal qu’à l’occasion des 90 ans des « Amys du Vieux Dieppe », cet hommage lui soit rendu.
Né le 09/12/1880 à Bacqueville-en-Caux ; décédé à Dieppe le 23/02/1964
Carrière :
juillet 1896 : obtient le Brevet élémentaire
octobre 1896 : est admis à l’Ecole Normale des Instituteurs, sous le n° 524 (avec la mention « père instituteur à Dieppe »)
23/07/1897 : le Conseil des professeurs le nomme « élève-maître » de 2ème année (il est 4ème sur 28, avec 11,38 de moyenne)
28/07/1898 : le Conseil des professeurs le nomme « élève-maître » de 3ème année (il est 7ème sur 27, avec 10,75 de moyenne)
juillet 1899 : il obtient son Brevet supérieur, avec certificat de gymnastique
01/10/1899 : Nommé instituteur stagiaire à Forges-les-Eaux (création ); (y était déjà comme élève-maître)
01/10/1901 : Pour un an , mis en congé pour Service Militaire.
Avril 1903 : M. Boudier, instituteur stagiaire chargé de classe à Forges-les-Eaux, est
titularisé. Est classé en 5ème classe (n° 22) avec une ancienneté de 5 ans.
1904 : Nommé adjoint à Dieppe (Richard Simon)
01/01/1913 : est promu à la 3ème classe à l’ancienneté
01/01/1918 : Nommé à Luneray
01/01/1923 : promotion à la 1ère classe, au choix
01/10/1929 : Nommé directeur à Dieppe (Michelet)
16/09/1936 : admission à la retraite
29/07/1936 : est admis à l’Honorariat
Distinctions :
1915 : Livre d’Or : blessés : M. Boudier…. (Boudier, André : instituteur à Dieppe (R.Simon), adjudant au 205ème R.I., blessé à Tahure le 29/09/1915)
1916 : Livre d’Or : citations : M. Boudier….(Boudier, André : instituteur à Dieppe (R. Simon), adjudant au 205ème R.I. ; Ordre de la Division : S’est particulièrement distingué comme chef de section pendant les combats des 27, 28 et 29 septembre 1915 au cours desquels il a été grièvement blessé en entraînant sa section à l’assaut d’une position fortement défendue. 1er mars 1916)
1916 : Prix départemental de 50Fr
10/08/1923 : Mutualité scolaire ; récompense : Mention honorable
30/05/1924 : Nommé Officier d’Académie
juin 1925 : Récompense honorifique ; prix de 50Fr
3ème trimestre 1927 : Récompense honorifique ; médaille de bronze
1928 : Cours d’adultes ; prix de 100Fr
13/07/1929 : Nommé Officier de l’Instruction Publique
1935 : Récompense honorifique ; médaille d’argent
décret du 11/08/1958 ( publié au Journal Officiel du 20/08/1958, page 7727):
Nommé Chevalier de la Légion d’honneur
Activités professionnelles :
Conseil Départemental : fut électeur de 1904 à 1913, 1923 à 1935
Office départemental des Pupilles de la Nation : fut membre en 1917
Office départemental des Pupilles de l’Ecole publique (orphelins de guerre) de la Seine-
Inférieure : fut membre en 1920, 1922, 1924
Œuvre Départementale des Pupilles de l’Ecole publique (orphelins de guerre) de la Seine-
Inférieure : fut membre en 1927, 1930, 1931
Office Départemental des Mutilés, Combattants, Victimes de guerre et Pupilles de la Nation :
le 8/8/1935, avec le n° 85 était électeur au Conseil d’Administration
Société de Secours Mutuels des Instituteurs et Institutrices : fut membre de 1925 à 1928
Société d’Etudes Locales dans l’enseignement public (créée le 13/05/1912 ; les AVD étant nés
eux le 5/3/1912 !): membre de 1929 à 1938 .
Il fut membre en même temps de la commission issue de cette Société.
Comité départemental pour la recherche et la publication des documents économiques de la
Révolution Française (lié à la précédente Société): membre de 1933 à 1938
Renouvellement des délégations cantonales pour 1949-52 ; désigné pour le canton de Dieppe : M. Boudier, directeur d’école honoraire, 27 rue des Fontaines à Dieppe
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Louise, Joséphine BOUDIER, née GIRAUD
Née le 15/04/1881 à Annecy ; décédée le 06/11/1969 à Dieppe - (elle épousa André Boudier le 16/09/1907, à Arques-la-Bataille)
( son père, Jean Antoine René Giraud, était professeur au Collège de Dieppe)
Carrière :
01/10/1900 : Mlle Giraud, élève-maîtresse à Dieppe (Place de la Barre), est nommée institutrice stagiaire
1902 : est nommée en 5ème classe exerce à Dieppe (Sévigné)
Sept. 1905 : nommée adjointe (avec le n° 38) à Arques-la-Bataille
Déc. 1906 : est dite en 5ème classe (ancienneté de services de 8 ans, 8 mois, 16 jours)
Déc. 1907 : Mme Boudier a le n° 49 de la 5ème classe
Déc. 1908 : est en 4ème classe, n° 300
01/01/1912 : bénéficie d’une promotion, au choix, à la 3ème classe
18 au 31/12/1916 : en congé pour raison de santé, avec traitement intégral
01/01/1918 : promotion, à l’ancienneté, à la 2ème classe
& : nomination à Luneray (garçons)
01/01/1924 : promotion à la 1ère classe, au choix
01/10/1929 : nomination comme adjointe à Dieppe ( Michelet, garçons)
01/08/1934 : admission à la retraite
Distinctions :
Nov. 1905 : Félicitations de l’Inspecteur d’Académie pour le zèle dont Mlle Giraud fait
preuve dans l’extension de la mutualité scolaire
1915 : Cours d’adultes, indemnité accordée sur les fonds de l’Etat
1916-1917 : Cours d’adultes, récompense ministérielle, don de livres
1926 : Cours d’adultes, récompense, prix de 50Fr
28/07/1926 : Récompense honorifique, médaille de bronze
14/07/1931 : Nommée Officier d’Académie
Activités professionnelles :
Conseil départemental : membre de 1906 à 1911, 1917, 1920, 1922, 1923, 1925, 1927 , 1929 à 1933
Sté de Secours Mutuels des Instituteurs et Institutrices : 1ère cotisation :1907, membre en 1908
Société d’Etudes Locales dans l’enseignement public : membre de 1929 à 1938
Comité départemental pour la recherche et la publication des documents économiques de la Révolution Française (lié à la précédente Société): membre en 1937 - 1938
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Edouard, Ernest BOUDIER
Né le 06/10/1848 à Brachy ; décédé à Dieppe le 14/03/1921 ; inhumé à Lammerville - ( père d’André Boudier)
Carrière :
1866 : début professionnel
1872 : maître adjoint à l’école municipal de Sainte-Marie du Havre
01/09/1877 : instituteur public à Bacqueville-en-Caux
1886 1906 : instituteur public à Dieppe (Richard Simon)
01/01/1898 : promotion (arrêté du 14/5/1898) à la 2ème classe, au choix
1901 : promotion à la 1ère classe, au choix
20/08/1906 : est mis à la retraite
05/04/1907 : obtient l’Honorariat
Distinctions :
1881 : Récompense honorifique ; mention honorable
1894 : Récompense honorifique ; médaille de bronze
Mai 1898 : Récompense honorifique ; prix départemental : 100Fr
10/07/1900 : Récompense honorifique ; médaille d’argent
14/07/1900 : Récompense de la Société de Secours Mutuels : médaille de bronze, pour services rendus
1903 : Recrutement de deux élèves pour l’Ecole Normale : prime de 400Fr
1904 : Récompense de la Société de Secours Mutuels : médaille d’argent
18/06/1904 : Distinction honorifique : nommé Officier d’Académie
Activités professionnelles :
1888 : Souscription en faveur des Algériens victimes des ravages des sauterelles ;
somme recueillie à l’école primaire publique de M. Boudier : 72Fr45
Conseil Départemental de l’Enseignement Public : membre de 1886 à 1889, 1891 à 1893,
1900, 1903 à 1905
Délégations Cantonales ; renouvellement pour 1920-1925 : M. Boudier, instituteur honoraire
à Lammerville
Congrès international de l’Instruction Primaire : M. Boudier (directeur d’école, rue Richard Simon à Dieppe) élu délégué des instituteurs de Seine-Inférieure
Société de Secours Mutuels des instituteurs et institutrices : membre en 1889, 1892 à 1895, 1898, 1900, 1901, 1904 (à l’Assemblée Générale du 09/06/1921 ; décès de pensionnés : M. Boudier à Dieppe….)
Révision annuelle des listes électorales ; instituteurs publics ; électeur : 1894 à 1899
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Ernest BOUDIER
Né le 09/04/1877 ; décédé le 25/01/1926 - (frère d’André Boudier)
Carrière :
1895 : début de sa carrière
Juillet 1898 : mis en congé pour Service Militaire : M. Boudier de Dieppe (Richard Simon)
01/11/1899 : en congé, nommé instituteur stagiaire, à Dieppe (Richard Simon)
1903 : nommé à Bertreville-Saint-Ouen ; était adjoint à Dieppe (Richard Simon)
1906 : est classé 18ème à la 5ème classe, avec une ancienneté de services de 11 ans
1907 : promotion à la 4ème classe, à l’ancienneté
1920 : nommé à Caudebec-en-Caux
1921 : a le n° 226 de la 1ère classe
décembre 1924 : est dit en résidence à Saint-Etienne-du-Rouvray
25/01/1926 : voici sa nécrologie parue dans le bulletin n° 1-2 de 1926
« M. Boudier Ernest, directeur de l’école de Saint-Etienne-du-Rouvray est décédé le 25/01/1926 en pleine activité, à l’âge de 48 ans. Ancien élève de l’Ecole Normale de Rouen, il avait exercé successivement à Dieppe, à Bertreville-Saint-Ouen et à Caudebec-en-Caux, avant d’être appelé à Saint-Etienne-du-Rouvray. Partout il avait donné l’exemple d’une haute conscience professionnelle, d’une activité féconde, d’un dévouement de tous les instants à l’école publique et aux œuvres diverses d’éducation populaire.
A Auppegard, où ont eu lieu ses obsèques au milieu d’une très grande assistance, des discours émus ont été prononcés par M. Richard, au nom des anciens élèves de l’Ecole Richard Simon de Dieppe ; par MM Tranchepain, Hyacinthe, Bars, représentants des populations reconnaissantes de Bertreville-Saint-Ouen, Caudebec-en-Caux, Saint-Etienne-du-Rouvray ; par M. Lemaître, instituteur et M. Souillard, directeur d’école à Sotteville, au nom du personnel. Enfin M. l’Inspecteur primaire de Rouen a retracé la carrière exemplaire de M. Boudier et lui a adressé l’adieu suprême de l’Administration »
Distinctions :
1904-1905 : Cours d’adultes ; récompense ministérielle ; lettre de félicitations
1923-1924 : « « ; récompense de 25Fr
14/07/1913 : obtient un prix départemental de 50Fr
octobre 1923 : recrutement pour l’Ecole Normale : prime à M. Boudier de Caudebec
06/03/1925 : Société de Secours Mutuels des Instituteurs et Institutrices ; récompense :
médaille de bronze
Activités professionnelles :
Conseil départemental : membre en 1906
Œuvre départementale des Pupilles de l’Ecole publique (orphelins de guerre) de la Seine-
Inférieure : membre en 1924
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Mlle Jeanne BOUDIER
Née le 22/05/1879 - (sœur d’André Boudier)
Carrière :
01/03/1896 : Nomination comme débutante à Dieppe (Richard Simon)
01/10/1898 : élève-maîtresse à Dieppe (Pollet), elle est nommée institutrice stagiaire
1902 : une distinction la situe à Dieppe (Florian)
1903 : Nomination à Omonville (laïcisation)
1913 : Nomination à Neuville-les-Dieppe
15/11 au 14/12/1914 : En congé pour raison de santé, avec traitement intégral
1916 : Nomination à Criel-sur-Mer
19/10 au 18/11/1917 : En congé pour raison de santé, avec ½ traitement
1917 : est classée n° 291 de la 2ème classe
18/12/1917 au 18/01/1918 : En congé pour raison de santé, avec ½ traitement
19/01/1918 au 18/06/1918 : En congé pour raison de santé, sans traitement
octobre 1920 : est dite Directrice à Criel-sur-Mer
octobre 1922 : est dite Directrice à Criel-sur-Mer (école de filles)
01/01/1923 : est promue à la 1ère classe, au choix
fin 1926 : admise à la retraite, « comme hors d’état de continuer ses fonctions »
30/05/1927 : l’Honorariat lui est accordé
Distinctions :
1903 : inscrite sur la liste de mérite dressée par le Conseil Départemental, comme institutrice stagiaire chargée de classe à Dieppe (Florian)
1912 : récompense accordée par la Société pour l’Instruction Elémentaire ; mention honorable
juillet 1919 : Cours d’adultes ; récompense ministérielle, prix de 25Fr
01/07/1920 : récompense honorifique ; mention honorable
1924-1925 : Cours d’adultes ; récompense ministérielle, prix de 100Fr
novembre 1924 : récompense accordée par la Société pour l’Instruction Elémentaire ;
médaille de bronze
28/07/1926 : récompenses honorifique pour les Directeurs ; prix de 50Fr
Activités professionnelles :
Avril 1900 : Société de Secours Mutuels des Instituteurs et Institutrices : a versé une
1ère cotisation en 1900
Conseil départemental : membre en 1912, 1913, 1920, 1922
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Mlle Marguerite BOUDIER
Décédée le 08/01/1906 - (sœur d’André Boudier)
Carrière :
1901 ( ?) : institutrice adjointe à Bacqueville-en-Caux
octobre 1901 : institutrice adjointe à Dieppe (école maternelle, Asile Thomas ; laïcisation à la
place de Mme Sr Vivien)
1902 : institutrice adjointe à Dieppe (école Sévigné)
01/10/1903 : est dite « en congé » pour un an, sur sa demande, pour raison de santé
(remplacée par Mlle Givry, élève-maîtresse)
1904 : « Titularisation d’ordre de Mlle Boudier, institutrice stagiaire chargée de classe
à Dieppe (Sévigné). Mais comme elle est en congé depuis le 1/1/1904, la titularisation n’aura d’effet qu’à dater du jour du rappel de Mlle Boudier à l’activité »
déc. 1904 : est classée 363ème en classe 5
9/6/1905 (arrêté de l’Inspecteur d’Académie du) : « Mlle Boudier est mise en congé sur sa
demande pour raison de santé du 1/6 au 30/9/1905 »
8/1/1906 : Nécrologie : Mlle Marguerite Boudier, adjointe à Dieppe.
« Mlle Marguerite Boudier, institutrice adjointe à l’école Sévigné, à Dieppe, en congé depuis quelques mois, est décédée le 8 janvier dernier. Sortie à l’Ecole Normale de Rouen en 1902, elle avait été adjointe pendant quelque temps dans les écoles maternelles et les classes enfantines. Son extérieur sympathique, sa douceur, la grâce aimable de son caractère, lui avaient assuré le plus légitime succès dans ses fonctions, qu’elle dut interrompre à plusieurs reprises pour les soins réclamés par une santé délicate.
Son inhumation eut lieu le jeudi 18 janvier à Pierreville de Bacqueville, au milieu d’une assistance très nombreuse, venue de Dieppe et du canton de Bacqueville pour apporter à M. Boudier et à sa famille un témoignage de sympathie dans ces tristes circonstances. M. Pidoux, inspecteur primaire, s’est fait l’interprète de ces sentiments en adressant un adieu ému à la jeune institutrice enlevée sitôt à l’affection des siens. »
Activités professionnelles :
Société de Secours Mutuels : membre en 1903
Conseil Départemental : membre en 1904
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Mlle BOUDIER
Carrière :
1907 : Mlle Boudier, élève-maîtresse, nommée adjointe à Auffay
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Mlle BOUDIER
Carrière :
8 au 14/05/1914 : Mlle Boudier à Gonneville, en congé pour raison de santé.
Pour ces deux dernières « Mlle Boudier » je n’ai pu déterminer s’il s’agit de 2 personnes différentes, ou s’il s’agit de Jeanne ou de Marguerite, n’ayant trouvé d’autre indice.
Note : Les renseignements sont extraits des « Bulletins de l’Instruction Primaire de Seine-Inférieure » années 1867 à 1955 (exceptés les numéros de 1923, 1943, 1944, 1952 et dernier de 1938). Le tout consulté au centre de recherches du « Musée National de l’Education » à Mont-Saint-Aignan.
Les ajouts en italique proviennent d’autres sources (Archives départementales, « livre d’Or des héros de 1914-1918 », quelques bulletins de l’Instruction Primaire de 1923, quelques bulletins de la « Société d’Etudes Locales de l’enseignement public », Chancellerie de la Légion d’honneur …).